Perdre ou gagner ?

 En souhaitant perdre du poids, l’idée consciente ou inconsciente peut se résumer à une « perte… » Ce qui peut expliquer un frein à l’amaigrissement souvent rencontré. Mais si je vous dis que le but c’est de gagner en énergie vous me croyez?

 Je rencontre aussi de nombreuses personnes qui souffre de maux de ventre récurrents : aérophagie, mauvaise digestion, intolérances alimentaires et d’une prise de poids contraignante.

 Comment en arrive-t-on là ? 

En étant constamment dans la course de la vie quotidienne, on s’aperçoit que la prise des repas est écourtée, délaissée, voire bannit du programme de la journée. En 5 minutes tout doit être fait ! Accordez-vous la question de ce que vous auriez besoin, envie… ? L’idée du repas devient parfois la contrainte quotidienne. De ça découle un manque de préparation, de cuisson des aliments fibreux, de variété des aliments. Le repas peut parfois se résumer à un plat unique ! Et ceci ne permet pas  des apports nutritionnels corrects.

A cela s’ajoute une absence de mastication. Nous oublions tout simplement de mâcher nos repas pour aller au plus vite. Nous prenons facilement le chemin du « j’avale tout rond ou presque ». Dans notre course folle nous oublions parfois que nous avons des dents. Les minutes de gagner sur le moment se paye plus tard au niveau digestif! Etonnement nous cherchons encore à mâcher en dehors des repas avec des grignotages, des bonbons, des chewing gums. Nos dents servent à broyer les aliments, la mastication sert à ensaliver les aliments et permettre ainsi une bonne digestion.

Tout le monde l’aura constaté un jour ou l’autre, une digestion lourde, des problèmes intestinaux et une prise de poids (toute relative) entravent à notre énergie. Au lieu de nous procurer de l’énergie le repas nous en coûtera beaucoup !

 Pourquoi ne pas adopter une nouvelle façon de manger ? Avoir le regain d’énergie que j’espère avec les aliments que je mange sans forcement prendre de poids?

 Ensemble nous pourrons revoir ce qu’il est important de manger au quotidien, d’assurer la couverture de vos besoins nutritionnels en fonction de vos contraintes.

 

         Arrêter de manger quand on n’a plus faim !

Il est donc essentiel de revenir au point de départ : le contexte dans lequel nos pulsions alimentaires se produisent et la manière dont on considère certains aliments. C’est l’approche des thérapies cognitivo-comportementales et émotionnelles s’intéresser à nos émotions plutôt qu’à la valeur calorique de notre assiette pour mieux cerner la relation conflictuelle entretenue avec la nourriture et avec soi-même.

Le but est de se réconcilier avec la nourriture, de réussir à écouter ses préférences alimentaires et de manger ce qu’on aime manger On mangera avec le plus grand plaisir quand on a faim, on s’arrêtera de manger quand on sera parvenu à satiété et qu’on sera contenté par ce qu’on aura mangé. On ne mangera plus sous l’empire de ses émotions.

 Comment reconnaître une pulsion alimentaire ?

Un aliment mangé sans appétit suivi d’un comportement qui dépasse la raison, qui est à l’opposé de ce contrôle absolu qu’on aimerait tant avoir sur notre alimentation. C’est précisément parce qu’on a cette idée de contrôle en tête qu’on s’interdit un petit bout de saucisson, que celui-ci devient un aliment « interdit », et que le craquage s’accompagne de sentiments de culpabilité et d’angoisse à l’idée de grossir. On est envahi par des émotions négatives qui nous font craquer encore plus… C’est un cercle vicieux qui ne porte pas à conséquence s’il se produit rarement, mais qui devient problématique si notre comportement alimentaire est entièrement régi par le cycle,     « volonté de contrôle puis craquage ».

 

 

 

             Le sirop d’agave

On le rencontre de plus en plus sur les rayons diététiques, dans les magasins bio et dans les recettes, alors que penser de ce produit ?

C’est un sucre naturel, assez proche en terme de calorie au sucre de table, et qui s’apparente au miel liquide. Celui-ci est extrait de la sève de cactus du Mexique ou d’ Afrique.

Les atouts de ce sucre sont ? Sa simplicité d’utilisation de par sa texture liquide qui se dissout facilement avec un liquide même froid (lait, eau), s’incorpore aussi dans les yaourts, fromages blancs, salade de fruits et dans une préparation à cuire. Il pourrait également servir à caraméliser. Il s’utilise donc à la place du sucre habituel. On peut en mettre un peu moins (d’un tiers dans les gâteaux) car son pouvoir sucrant est plus important. Un indice glycémique très bas du fait de sa grande quantité de FRUCTOSE. Un aliment plutôt sympathique que l’on voudrait utiliser dans sa cuisine un peu partout et pourquoi pas tout le temps ? Seulement voilà :

-le fructose augmente les taux de ghréline, hormone qui stimule l’appétit.

-le fructose n’induit pas ou peu de sécrétion d’insuline ni de sécrétion de leptine. L’insuline et la leptine régulent de façon majeure la prise alimentaire. Donc pour une même quantité, le fructose n’induit pas aussi rapidement la satiété, ce qui peut aboutir à une consommation plus importante.

Peut-on le retenir comme sucre équivalent pour une personne diabétique ? Malgré son index glycémique bas, le fructose en excès favorise l’augmentation des triglycérides et l’insulino résistance ce qui ne facilitera pas la régulation des glycémies.

Quel est le mot final de la diététicienne ? Remis dans le contexte d’une alimentation globale avec la présence de 2 à 3 fruits par jour, ajouté d’une éventuelle consommation de jus de fruits, miel, sauces et autres produits industriels transformés, cela revient à augmenter la quantité de fructose au quotidien. Si la consommation de fructose est importante au quotidien cela entraine une prise de poids très facilement et augmente le risque cardio-vasculaire. Le fructose reste un glucide (un sucre) même si l’étiquette marketing « naturel » se veut rassurante. En conclusion, mieux vaut préférer une consommation occasionnelle car il est plus intéressant nutritionnellement de conserver la consommation de fruits au quotidien.